Spectacle tout public

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Création automne 2017

Distribution

Mise en scène et jeu : Christian Rousseau
Création images en mouvement : Louise Rousseau
Création lumière / Technicien lumière grande forme : Jean-Philippe Villaret
Création musicale : Benjamin Dardé
Photographe : Pierre Planchenault
Regard extérieur : Yasmine Tanane
Accessoiriste : Steeve Gage
Remerciements à Fatiha Ngadi

 Durée : 60 minutes environ

Jauge : 80 personnes (petite forme) 120 personnes (grande forme)

PROPOS :

Le parcours d’un enfant de l’intime à l’universel :

Ce qu’on entend :

Entre devenir loup ou agneau, l’enfant est partagé.  Réfugié dans sa chambre, cet enfant écoute des disques-livres ; la voix du conteur l’impressionne.  Il se fait peur avec ces histoires d’agneau, de loup et de chien. Sa grand-mère lui donne le courage de découvrir les sources de la Fontaine. Mais d’où viennent ces histoires ? Qui les a inventées ? 

Ce qu’on voit :

Cet enfant prend la peau d’un loup à cœur d’agneau, plonge dans les livres. Il traverse les illustrations de Gustave Doré et découvre des images fabuleuses : des enluminures arabes. Ce voyage lui fait remonter les sources prodigieuses de la littérature.   

Ce qu'on retiendra :  

A travers la richesse des savoirs, des idées, des expériences de ces contes, nous sommes renforcés par un héritage commun à toute l'humanité. Au contact des autres on apprend à devenir un autre… 

l’enfant découvre autant de notions, comme la liberté, la justice, l’amitié qui sont des valeurs non seulement bien anciennes mais aussi universelles.

 

INTENTIONS DE MISE EN SCENE :
 
Plonger dans les livres pour rencontrer le monde. 
 
De l’intime à l’universel :

Il s’agit d’un parcours dans les textes fondateurs de la littérature. L’enfant est animé par l’amour de sa grand-mère. Il veut comprendre une histoire qui lui échappe. Il devient animal pour mieux saisir les choses, pour être sensible aux rencontres. Il plonge dans les livres. Là, il apprend à dépasser ses peurs, il rencontre l’inconnu, l’étrange, l’autre qui est en lui : animal ou raffiné, instinctif ou réfléchi. L’enfant devient homme en percevant sa part sensible et définit sa responsabilité. Tel peut être l’effet de la lecture de fables ou de contes. Il saisit qu’il est riche de ses expériences et retrouve le fin mot de l’histoire : nous sommes tous porteurs de culture, il nous manque juste une oreille pour l’écouter.  

Le parcours de l’enfant à travers les mots :
 
L’enfant lit les fables et son imaginaire lui permet de rencontrer les auteurs : La Fontaine cultive la curiosité de L’enfant. Puis après les rencontres de Phèdre et d’Esope, le petit loup à cœur d’agneau poursuit sa course vers le Soleil Levant où se trouvent les sources de ces histoires. A chaque nouvelle aventure, l’enfant apprend par l’expérience (le Vécu) la lecture (le Lu) et l’écoute (le Su).  Le VécuLuSu !  La Fontaine d’une fable à l’autre nous prévient, nous conseille peut-être. Cependant les morales des Fables ne forment pas un ensemble qui se veut cohérent. Souvent La Fontaine peint nos mœurs plus qu’il ne donne une leçon de vertus.   Comme dans les contes orientaux, Il est plus question d’être sage que d’être moral. Les fables aident à devenir plus sage.   
 
Une traversée dans les images : d’Occident à l’Orient :

 

Les célèbres gravures de Gustave Doré illustrent chaque fable de La Fontaine. Et il n’est pas le seul à avoir accompagné les Fables. L’histoire est rappelée par l’art de l’illustration ; L’enfant fait son parcours dans les fables grâce à ces images. Il les reconnaît grâce à ces gravures qui sont autant de rappel à son imaginaire.  Pour les œuvres de la littérature orientale, et notamment pour Kalila et Dimna,  ce sont les enluminures qui permettent une mémoire visuelle.  L’enfant devenu loup à cœur d’agneau, puis transformé en animal de dessin d’animation, peut parcourir le décor de ces livres illustrés de gravure comme les couleurs des riches heures de la culture arabe. Une vidéo a été composée à partir de ces décors.  « Si tu trouves ton oreille, mords-là » proverbe arabe. 

 
LES TEXTES PARCOURUS :
Les Fables de Jean de La Fontaine :  

Miraculeux condensés de sagesse et de malice, les Fables de La Fontaine sont des trésors littéraires et poétiques. Si La Fontaine puise dans la littérature grecque et latine, il creuse aussi jusqu’en Orient, pour trouver des saveurs nouvelles.  

Kalila et Dimna d’Ibn Al-Muqaffa : 

Cette source arabe de La Fontaine est peu connue. C’est pourtant une œuvre majeure de la littérature de langue arabe. Elle est elle-même l’adaptation du Pañchatantra (ensemble de récits de la littérature indienne) à la culture du grand califat de Bagdad, au VIIIe siècle.  L’auteur, Ibn al-Muqaffa’, est un persan très instruit et courtisan influent. À ce jour, ce texte est considéré comme un chef-d'œuvre inégalable de prose artistique arabe.   

Ce recueil  est un miroir des princes, c’est-à-dire un  texte destiné à la bonne éducation morale et politique des souverains. Derrière les fables se cache tout un discours politique plus complexe. A l’heure dans le monde arabe, persanophone et turcophone, Kalila wa Dimna garde deux dimensions : une dimension enfantine et un discours plus engagé. 

Bibliographie :  

Les sources antiques : Esope  « Je chante les héros dont Esope est le père, Troupe de qui l’histoire, encor que mensongère, Contient des vérités qui servent de leçons. Tout parle en mon ouvrage, et même les poissons Ce qu’ils disent s’adresse à tous tant que nous sommes ; Je me sers d’animaux pour instruire les hommes… » 

La source indienne : Pilpaï ou Bidpaï L’enfant se rêve indien… La préface du second recueil des fables : « Il ne m’a pas semblé nécessaire ici de présenter mes raisons ni de mentionner les sources à partir desquelles j’ai tracé mes derniers thèmes. Je dirai, comme dans un élan de gratitude, que j’en dois la plus grande partie à Pilpaï, sage indien. Son livre a été traduit en toutes les langues. Les gens du pays le croient fort ancien, et original à l’égard d’Esope, si ce n’est Esope lui-même sous le nom du sage Locman » Jean de la Fontaine. 

Le Panchatantra : Pancha signifie cinq (chapitre) et tantra, ouvrage important ou sacré. Ouvrage de sagesse destiné à l’éducation des princes, le panchatantra donne la parole aux animaux, détour habile pour enseigner les principes de la bonne gouvernance. 

Kalila Wa-Dimna : Cette adaptation du Panchatantra est considérée comme un chef d’œuvre inégalable de prose artistique arabe. Kalila wa-Dimna est bien « un livre-clé », un livre pour tous comme aime à le rappeler son fameux traducteur, André Miquel ; une œuvre royale, pleine de sagesse et d’humour à destination des petits comme des grands. 

 

PARTENAIRES :
Accueil en résidence : villes de Carbon-Blanc, Floirac, Lormont
Avec le soutien de l'IDDAC (production et diffusion)
Avec le soutien de Scènes Nomades (production)